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September 28, 2013
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Happy Man by Death1408 Happy Man by Death1408
Je vous met la légende en bas version français:

L'Homme Joyeux (The Happyman)
Je suis le docteur Michael Knight. J'étais psychiatre au Hampstead Hospital, de la ville homonyme, dans la région de New Hampshire, depuis 1987. Le 21 Septembre 1989, nous avons reçu un patient du nom de Cynthia Vickers qui souffrait de paranoïa schizophrénique, dépression, presque toutes les maladies mentales qu'on étudie à la faculté de médecine. Si je me souviens bien, elle a été envoyée à l'hôpital suite à des plaintes des voisins, qui entendaient d'étranges bruits provenant de son appartement, couplés à une odeur horrible.


Quand ils sont arrivés, Cynthia courut hors de son habitation, couverte de sang, d'urine et d'excréments, vers les policiers, qui l'ont neutralisée puis ont fouillé son appartement. Ce qu'ils ont découvert me fait toujours trembler à ce jour : la salle de bain contenait des dizaines de chats écorchés vifs, miaulant, criant d'agonie, dans des flaques de leurs propres sang et excréments. L'officier m'a plus tard dit, toujours secoué par ce qu'il avait vu, qu'il devait bien y avoir plusieurs centimètres de sang au sol dans la petite pièce. Le même officier fut retrouvé pendu dans son armoire en 1993.


Je fut assigné en tant que le psychiatre de Cynthia. Pendant notre première séance, elle ne répondait pas, étrangement calme, presque catatonique. Au lieu de répondre à mes questions, elle me dévisageait avec ses yeux gris pâle, profondément enfoncés dans un visage presque fantomatique.


Avec le temps, elle s'ouvrit un peu plus à moi, et j'appris qu'elle avait été violée à plusieurs reprises par son père et ses trois oncles, parfois plusieurs fois de suite. Quand elle avait essayé d'en parler à sa mère, celle-ci l'aurait battue pour avoir « [répandu] des mensonges horribles » sur son père. Elle montrait des troubles de l'attachement enfant, ne montrant aucun remords à abuser et tuer de petits animaux. Adolescente, elle piégeait régulièrement des chats abandonnés pour les emmener à un hangar abandonné où elle les battait, torturait, éventuellement les tuait, pour brûler leurs cadavres après.


Quand je lui ai demandé pourquoi elle concentrait son sadisme contre les animaux envers les chats, Cynthia me dit qu'elle aimait la façon dont ils criaient. En tant que psychiatre, entendre ces confessions dérangeantes fait partie du protocole standard, mais ce fut quand elle me décrivit « l'Homme Joyeux » que mes cheveux se dressèrent sur mon crâne.


Cynthia m'expliqua que la première visite de l'Homme Joyeux à son égard se passa quand elle avait 16 ans. Elle était assise sur son porche, observant les bois derrière sa maison, quand elle entendit le rire d'un homme venir de la forêt. Elle cligna des yeux, et à l'orée de la forêt se tenait un homme grand, mince, des veines bleues serpentant sous sa peau d'un blanc maladif.


La femme me dit qu'il portait des bleus de travail sombres, presque trop grands pour lui, et tachés de sang, et que la peau de son visage avait été tirée vers le haut et agrafée, sa lèvre supérieure étant retenue par un clou, formant un rictus grotesque. En un instant, l'homme était sur le porche, juste devant Cynthia. Il se pencha en avant, et hurla « Souris ! » avant de disparaître. Cynthia me confirma qu'elle avait été visitée de nombreuses fois par l'Homme Joyeux, durant ces années, son rire de fou furieux retentissant avant son apparition.


Pendant son internement à Hampstead, Cynthia regardait beaucoup les bois entourant l'hôpital par les fenêtres, marmonnant de façon incohérente, clignant sans cesse des yeux. Quand on la laissait sortir, elle transportait en cachette de la nourriture pour essayer d'attirer des chats. Quand il lui a été demandé pourquoi elle faisait ceci à chaque sortie, Cynthia nous révéla qu'elle avait découvert, par accident, que l'Homme Joyeux était terrifié par les chats quand il l'a visitée alors qu'elle en piégeait un.


J'ai trouvé bien ironique qu'elle voyait des sauveurs dans les animaux qu'elle torturait pour son plaisir. Elle me supplia les larmes aux yeux de la laisser avoir un chat, pour la protéger. Comme c'était contre les règles d'hygiène de l'hôpital, je lui ai acheté des chats en peluche ou en plastique à la place. Elle semblait contente de ses nouveaux « gardiens » et plusieurs mois se passèrent sans incident, jusqu'au Samedi 7 Juin 1997 , où je reçus un appel à trois heures du matin.


J'ai été appelé par une infirmière hystérique qui essayait tant bien que mal d'expliquer ce qui se passait, mais les cris de Cynthia en arrière-fond rendaient l'écoute difficile, alors, je suis allé à l'hôpital en vitesse pour évaluer la situation. Quand je suis arrivé, Cynthia donnait des coups de pied dans le vide, hurlait. Alors que les infirmières la bloquaient au sol, du moins essayaient, j'ai observé qu'elle était couverte de lacérations profondes. J'ai essayé de la calmer, en vain, et je fus forcé de l'endormir par sédatifs pour que ses blessures puissent être traitées. Après qu'ils l'aient emmenée, je remarquai que les peluches de chats que je lui avait donné étaient éventrées, retournées comme des gants, et les jouets en plastiques, eux, avaient étés tranchés par ce qui semblait être des lames de rasoir, auxquelles les patients n'ont pas accès.


La semaine suivante, son état s'est détérioré et elle était tourmentée par des hallucinations auditives du rire de l'Homme Joyeux. Il semblait que chaque jour, une nouvelle coupure ou entaille apparaissait, alors je décidai de la placer sous surveillance. Je me rappelle de notre dernière séance du 16 Juin où elle m'a dit qu'elle n'avait pas fait de mal aux animaux trouvés dans son appartement. Elle dit que l'Homme Joyeux avait outrepassé sa peur des chats et viendrait bientôt pour elle. Elle entendait son rire depuis les bois.


Le lendemain, je me suis garé sur le parking du Hampstead Hospital comme tous les autres jours, mais j'ai été accueilli par des voitures de police et leur lumière clignotante bleue. Un officier me dit que Cynthia avait tué l'infirmière qui la surveillait la nuit précédente, avant de mettre fin à ses jours. J'étais en état de choc. L'officier rajouta qu'ils n'avaient pas encore trouvé l'arme du crime, mais que la tête de l'infirmière avait été comme enfoncée par un marteau ou un instrument contondant similaire.


Alors que les agent hospitaliers, pâles, emmenaient le cadavre de Cynthia à la morgue, le drap se prit dans quelque chose et révéla sa tête : la peau au coins des lèvres avait été tirée et accrochée aux tempes, et sa lèvre supérieure avait subi le même sort, accrochée sur place, révélant ses muscles faciaux ensanglantés, tordant son visage en un sourire monstrueux. Plusieurs personnes du personnel ou de la police ont couru hors du couloir pour vomir, ou se sentaient faibles à la vue de l'horrible visage. Quand j'ai demandé la cause de la mort au médecin-légiste, il me dit que c'était une combinaison d'arrêt cardiaque soudain dû au choc, et une hémorragie fatale à cause de l'auto-mutilation.


Seize ans ont passé depuis ce matin morbide et je croyais l'avoir oublié, avoir continué ma vie. Hier, on a reçu un nouveau patient : une fille de 17 ans souffrant de schizophrénie et dépression. Pendant notre première séance, je lui ai demandé si elle avait d'autres personnalités à qui elle s'associait. Elle me répondit que non... Mais ajouta qu'elle était régulièrement visitée par un homme grand, d'une pâleur maladive, en bleu de travail, avec la peau du visage tirée pour former un sourire, et que cet homme lui entaillait les bras et les jambes. J'ai senti le sang de mon visage se drainer quand elle me montra son journal, qui incluait une page avec ce dessin et une légende : « l'Homme Joyeux ». Elle me dit qu'elle pouvait l'entendre rire dans les bois, en dehors de l'hôpital. Il lui demande de sourire.
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